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"J'apprends à connaître des gens, pas des religions, des couleurs de peau, des races" Konrad Thurano..

Au sud, d'une ville de cerises, mimosa et d'ateliers de peintres; musique de sardanes. Une ville qui mire côté face la mer, côté pile le Canigou. J'ai l'accent de tramontane, un âge voisin des alzines de la montagne, les yeux écarquillés pour prendre les couleurs de la garrigue. Je suis fan de coquelicots, des hirondelles et des couleurs du ciel.

vendredi 19 juin 2015

Notes




                                       Notes                                                      
De 0 à 20 Stérilisé
Ordre classé en rang serré,
D’enfance à maturité
Salée à réception
Porte-monnaie vue du fond
Touché-coulé, addition








 Notes 
  Crayon gris, petit carnet
 Semences instantanées
 Des pensées à jardiner
 De fil en aiguille, rebonds
 Méli-mélo de mots, brouillon

 Gribouillages vagabonds
 Fond de poche  ou de tiroir

              
           

                                                      Notes
                                                      Sept en dégradés fécondes
Habillent  les voix du monde
Enflamment le cœur de la fronde
Courent sur les modes et les âges
Aux souvenirs doux babillages
Des jours perdus le remaillage
Couchées sur partition soleil
Accrochent- chœur à l’oreille

vendredi 12 juin 2015

Doigt d'enfant




Rose pulpe à croquer
Lancé à découverte
Jusqu’à l’extrême du ciel
L’index sauce friandise
Le sucre barbe-à papa
D’un nuage voyage

Le mot





Laissez chanter le mot courant
Au nez et à la barbe du temps
Le petit mot ou le sans grade
Le mot d’amours ou d’algarades
Le mot à mot si bien envoyé
Le mot neuf truculent des cités
Le mot  gros de chacun et de tous
Le mot enchanté  pour rendez-vous
Le mot des soirs fuyant le sommeil
Le mot passant plume à l’oreille
Le mot tout au bout de la langue
Le mot vendu démagogue
Le mot de rêve à réalité
Le mot absolu d’éternité
Le mot standard pour ne rien dire
Le mot bateau qui va sans dire
Le mot sans pitié ni entraves
Le mot dur, couvant comme lave
Le tout dernier mot, le mot de la
Fin

mercredi 10 juin 2015

Respiration des trois étoiles



 A Louis, Professeur de taï-chi















Si la nuit de charbon hurle tes songes et ton sommeil,
Si le jour tire le rideau cercueil des espérances  

Respire
Bonheur, l’étoile matrice
Ouvrir les pieds à la poussée de la terre, berceau    
Berceau de la vie et racine  universelle   
Universelle source d’une sève subtile
Subtile rosée d’aurore irriguant  faim et soif  
Soif de sources d’eaux claires jaillissantes et sereines
Sereine  poussée des roches, sables galopant de mer à désert,
Désert d’absence en sédiments fertiles des fleuves volages
Volages  frémissantes paillettes aux parfums de soleil
Soleil secret de toute vie posée, là, de pieds et de pattes mêlés
Mêlés aux hautes herbes par le chant de senteurs caresses
Caresses enlacement  unifié aux semailles d’abondance
Abondance dorée d’olives sur l’arbre de Paix
Paix nourrice à deux pieds enracinés dans la terre
Terre Bonheur d’être

Si la lune se masque du sang de la violence  
Si de fausses dorures en parade factice t’écrasent      

Respire
Prospérité, l'étoile espace
Bruissement de l’air à l’ouverture de bras corolles,
Corolles élargissant l’horizon chanté des vents
Les vents respirant aux  rames célestes des forêts
Forêts frémissantes en ailes bercées  de tendres vagues
Vagues enroulées, roulées dans les plis d’une robe océan,
Océan se déployant aux abimes pour s’élever
S’élever fruit du sel de terre ample étirement d’énergie
Énergie nébuleuse vaporisée en atomes d’écume
Écume d’étoiles cueillies au creux de la main d'un enfant
Enfant  messager au portail de nos  rêves d’amour
Amour assoiffé de la grâce légère de l’infini
Infinie prospérité de cœur et d’âme à embrasser
Embrasser les quatre horizons porteurs de nos mondes

Si emprisonné tu « porte close » à la vie chatoyante
Si tu te jettes à course folle ruinant tes avenirs 

Respire
Longévité, étoile univers
Avec la délicatesse de l’aile du papillon
Gorgé de cette matière organique fertile
Ouvre des mains généreuses à la face du ciel
Savoure à la pulpe des doigts le suc flottant des nuages.
Enroule-toi des fils d’argent de l’espace outremer
Déguste la fluidité d’un temps suspendu
Le creux de la main ouvert, panier tressé d’osier
Cueillant pour partage  les éclats des étoiles
L’air palpite et murmure  d’atomes dispersés
Chante d’éléments enfantés par puissant chambardement. 
Pollen de cosmos conscient au sein de toutes les poussières
Reste immobile le temps infini du souffle suspendu,
Vol libre avant le lâcher prise d’un retour à la terre
Pour la valse magique du cycle au souffle des 3 étoiles
Dans la légèreté et l’harmonie d’une graine d’éternité
Respire, respire, respire

mardi 10 juin 2014



Chocolat



Allo,

Chocolat je suis

Collé au brouillard

Las ce soir je désespère



Olla !

Chope dare-dare carré magique

Colle  presto tes idées céphaliques

au tapis, si en rond tu tragiques



Show saveurs de tous équateurs

Khôl à maquiller les pannes d’ardeur

Lassitudes, ras le bol avant-coureur



Chaud ollé si frimas banquise

Collation assurée gourmandise

Langoureux rendez-vous convoitise



Chocolat pare-choc pour les soirs dépotoirs

Sur la langue dix grammes de magie noire

Fondre de plaisir et s’endormir comme un loir



Chocolat, bon Soir